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Internet a une longue traine !
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| Date de publication : 28/06/2007 10:09:33 |
L’expression « longue traine » de l’anglais « Long tail » a été employée pour la première fois en 2004 par Chris Anderson pour décrire une partie du marché du commerce en ligne.
Cette loi bien connue des statisticiens, représente une distribution statistique avec une large population au départ (en rouge sur la graphique ci-contre), suivie par une population de faible amplitude (couleur orange). On note généralement que les événements peu fréquents ou de faible amplitude, représentent au total un poids ou un nombre plus important que les événements les plus populaires.
Ainsi, les produits qui font l’objet d’une faible demande, ou qui n’ont qu’un faible volume de vente, peuvent collectivement représenter une part de marché égale ou supérieure à celle des best-sellers, si les canaux de distribution peuvent proposer assez de choix.
La Long tail est particulièrement adaptée au modèle de distribution du Web car le coût de mise en ligne d'un produit supplémentaire est marginal et les étalages virtuels des sites e-commerce sont infinis, au contraire des magasins physiques qui, pour optimiser leurs stocks et leurs étalages, se concentreront uniquement sur les produits les plus vendus, avec pour conséquence une réduction du choix et une certaine uniformisation culturelle.
La « longue traine » intéresse également les marchands en ligne car ce sont souvent les produits de fond de catalogue qui génèrent la marge la plus importante.
La principale difficulté pour les e-commerçants souhaitant exploiter le phénomène de « longue traine » est de pouvoir proposer un produit de niche, très spécialisé, à un consommateur ne connaissant pas la plupart du temps l’existence même de ce produit.
Les fonctionnalités de recherche classiques dans un catalogue « produits » restent peu adaptées à la mise en avant de produits méconnus. Les techniques d’analyse du profil et du comportement des internautes permettent au contraire, de proposer à un internaute, une liste de produits établis en fonction de l’historique de ses achats, mais également en fonction des ventes réalisées auprès d’autres acheteurs d’un site web.
Le « cross selling » permet ainsi de rendre visible des produits qui ne le sont pas et d’augmenter le panier moyen de l’internaute. L’utilisation d’outils collaboratifs de recommandation (blogs, critiques d’internautes ayant acheté un produit, réseaux sociaux) permet d’ajouter une dimension humaine au « cross selling » qui ne permet lui que de relier des produits entre eux.
Source :
POLeN
Liens :
La traduction française de l’article de Chris Anderson parut dans la revue « Wired » : http://www.internetactu.net/?p=5911 |
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